Du 16 février au 10 mars 2012, l’exposition Répliquant(e)s annonce le retour sur le devant de la scène du Maitre du dessin de Science Fiction : Philippe Druillet.
A l’occasion de la sortie du dernier album, aux Editions Glénat, du légendaire personnage aux yeux rouges Lone Sloane, la galerie Petits Papiers consacre un solo show à cette figure emblématique du 9ème art et dévoile une vingtaine de dessins de grand format, revisitant les univers singuliers et délirants de l’auteur.
Plus de 30 ans après la sortie de son 1er album « Le mystère des abîmes », Répliquant(e)s est un nouvel hommage de l’auteur aux grands noms de la Science Fiction qui ont marqué plusieurs générations et qui continuent de faire naître des imaginations débridées.
« Face aux vents cosmiques, un homme, un terrien, debout sur un trône de pierre, vole dans l'espace. Dans ses yeux illuminés brille l'éclat rouge de la folie. Cet homme, c'est Lone Sloane. » P. Druillet
Auteur majeur de Bande Dessinée de Science Fiction, Philippe Drouillet commence sa carrière comme photographe, mais c’est au contact de Jean Boullet qu’il fait ses premières armes en temps que dessinateur. Il publie en 1966 son 1er album « Le mystère des abîmes » où il met en scène son héros récurrent Lone Sloane, immédiatement adopté par un public conquis.
Ce 1er opus sera le début d’une longue série et Druillet publie 12 albums du personnage fétiche aux yeux rouges entre 1966 et 2000.
Parallèlement, à partir de 1969, il collabore régulièrement au magazine Pilote aux cotés de René Goscinny et Jean Giraud, avant de créer avec ce dernier la célèbre revue Métal hurlant en 1974.
Il publie par la suite de nombreux ouvrages dont « La Nuit » et la trilogie « Salammbô » qui fait écho à l’oeuvre de Flaubert, transpose Wagner dans un jeu vidéo et réalise les décors de la sage France 2 « Les Rois Maudits » en 2005.
Designer, peintre, sculpteur, dessinateur et scénariste hors paire, Philippe Druillet explore les médiums artistiques les plus divers pour rendre compte de ses univers.
A travers un style sombre et monumental, une mise en page innovante et audacieuse, des créations fantasmagoriques, ainsi que la construction d’univers voguant entre les mythologies du Bien et du Mal, Philippe Druillet ouvre la voie à toutes sortes de visions étranges qui ne cessent d’influencer les grands noms de la Science Fiction comme les réalisateurs Georges Lucas pour la trilogie Star Wars ou encore Ridley Scott pour ses film Blade Runner et Alien.
Répliquant(e)s met en scène les derniers dessins de l’auteur réalisés entre 2010 et 2011. Lone Sloane, Iriam ou encore Vuzz sont les héros de cette exposition, évoluant aux confins de l’univers et de la planète Delirius, lieu de plaisir à l’échelle cosmique.
Ce travail rend hommage au père de la Science Fiction Philip K Dick ainsi qu’au film de Ridley Scott « Blade Runner », dans lequel est employé pour la première fois le terme de Répliquant, qui désigne un robot androïde possédant des fonctions biologiques identiques à celles des humains.
Au-delà de l’interprétation de l’intelligence artificielle, les oeuvres de Philippe Druillet interrogent sur le sens de la condition humaine, le mythe de l’anti-héro, l’animalisation ou encore la femme objet.
Du 16 février au 10 mars 2012, la Galerie Petits Papiers part à la découverte de nouvelles galaxies et nous invite à bord du vaisseau O Sidarta, sur les pas d’un « néo-terrien aux yeux rouges, rebelle cosmique qui défit le Dieu et les Forces Obscures ».
GALERIE PETITS PAPIERS 91, rue Saint Honoré75001 ParisMétro Chatelet – Louvre Rivoli
Du dessein au dessin... telle est la réflexion menée par les théoriciens de l’art depuis l’Antiquité, de l’Idea des Grecs, à l’Exempla des Latins, en passant par il Disegno et il Concetto des Italiens de la Renaissance.
Le Dessein, c’est l’idée, le projet qui est en l’esprit de l’artiste et que sa main va traduire sur un support ou dans la matière.
Or, Thierry Diers est non seulement peintre mais aussi architecte: les allers et retours entre le plan, l’épure, les élévations et leurs conséquences dans l’espace, entre la 2D et la 3D ont façonné son esprit.
Sa maîtrise des sciences de l’espace, de l’équilibre des masses, du creux et du volume, de la lumière, du trait, sa connaissance du rapport des parties entre elles et de ces parties au tout... enrichissent et nourrissent indéniablement sa démarche artistique et son espace plastique. Ces formes, il les a pensées, il les a dessinées, il les a produites...
Dès lors, son univers pictural est fort singulier: c’est par l’accumulation de ses traits qu’il crée les plans, les pleins et les vides. Il livre bataille avec ses créations dans un lent corps à corps; déclarant qu’il rentre dans l’œuvre, comme on rentre dans un espace. Il est l’œuvre, il est l’artiste à l’œuvre...
L’exposition “dess(e)in” dévoile des réalisations de Thierry Diers jamais exposées au public à ce jour : comme ces plans de Palais du Désert pour le prince Sultan à Taïf, qu’il construisait de jour et sur lesquels il peignait de nuit.
Telle cette série du “Design impossible”… improbables objets qui sont des défis de l’entendement, des bijoux de trait et d’humour. Ces dess(e)ins sont sur tous supports : papier, carton, toile, mais aussi sur verre… et témoignent de l’effervescence d’une créativité bouillonnante.
La Galerie Duboys a publié une monographie sur Thierry Diers, en octobre 2010, aux éditions Archibook et édite un catalogue à l’occasion de cette exposition.
Thierry Diers : à 57 ans, il se définit aujourd’hui comme “plasticien” ; architecte pendant 20 ans, peintre depuis toujours, par vocation, par impérieuse nécessité.
Il a mis son talent d’élève doué en dessin (il obtient à l’Institut Saint-Luc de Tournai en Belgique, la “Grande Distinction” décernée une fois tous les 10 ans) au service de la conception d’espace (son architecture est primée en 1992).
Ses créations sont présentes dans de nombreuses collections d’entreprises: Automobiles Peugeot, BNP Paribas, Firmenich, France Télécom, Herta-Nestlé, Kleber Palace, KPMG, Martell&co, Pernod- Ricard, Vivendi... d’Institutions: Fonds National d’Art Contemporain, Université Libre de Bruxelles, National Gallery d’Alaanbaataar... et de collectionneurs privés réputés...
La Galerie Duboys : Projet d’un groupe d’associés passionnés, mécènes d’art contemporain et acteurs reconnus du monde de l’art et des affaires, la Galerie Duboys s’est ouverte en octobre 2010, dans le quartier du Marais, à Paris.
Le projet initial a été imaginé autour de l’artiste plasticien, Thierry DIERS, que ces associés fondateurs collectionnent et apprécient: ils voulaient lui prodiguer un lieu d’excellence pour exposer et promouvoir son œuvre.
Galerie Duboys
6 rue des Coutures St-Gervais, 75003 Paris
Métro: St-Sébastien-Froissart, Saint-Paul