Exposition « OVER THE RAINBOW », 3 peintres du Nord

Ce que les Belges n’ont pas réussi à faire pendant un an, la Galerie Duboys vous le propose, réunissant un Flamand, un Wallon et un Français de Flandre… française, dans « Over the Rainbow », une exposition de peinture à la confluence des cultures germanique et latine, au-delà des modes.  

Ces trois artistes n’ont eu de cesse de s’exprimer à travers la peinture, support pourtant tombé en désuétude aux yeux de certains critiques et institutions de l’art contemporain, mais toujours soutenu par un réseau de collectionneurs privés.Dialogen met de kunsttraditie –Dialogue avec les maîtres : Ces trois peintres se sont nourris et confrontés aux mêmes références artistiques multiples et assumées, l’un a d’ailleurs été le maître de l’autre, entre abstraction et nouvelle figuration et les grandes figures de l’histoire de l’art des 17ème et 20ème  siècles.

Tevens gaat het over De Schilderkunst – C’est aussi au sujet de l’art de peindre : Ce qui les réunit vraiment, au-delà des origines géographiques, c’est cette frénésie de peindre, cet irrémédiable besoin de peindre qui transforme toute pensée, toute émotion, tout espace… en traduction picturale. De nombreux dessins préparatoires, en œuvres perpétuellement retravaillées, d’une touche morcelée et épaisse  à des aplats monochromes et lisses, leurs coups de brosses à la palette colorée, nous démontrent que la peinture n’est pas morte en Occident et que le « faire » en peinture est toujours d’une brillante actualité.

« Over the Rainbow – Boven de Regenboog » : une peinture au-delà des modes, guidée par l’émotion.

La Galerie Duboys

La Galerie Duboys s’est ouverte en octobre 2010,  à Paris. Née de la passion de  21 associés, mécènes d’art contemporain et acteurs reconnus du monde de l’art et des affaires.

Le projet initial a été imaginé autour du peintre Thierry DIERS que ces associés fondateurs collectionnent et apprécient: ils voulaient lui prodiguer un lieu d’excellence pour exposer et promouvoir son œuvre.

Forte de la fédération des multi-compétences de ses associés fondateurs qui évoluent et travaillent dans des domaines variés, la Galerie Duboys a aussi la légitimité de promouvoir d’autres artistes contemporains.

Nos Directeurs artistiques les sélectionnent et les présentent. Nous invitons également d’autres commissaires d’exposition, en reliant créateurs, publics et collectionneurs.

D’ores et déjà, nous avons démontré que nous nous donnons les moyens de défendre nos choix artistiques.

Ces artistes nous ont fait confiance… 

Philippe BAUDELOCQUE, Denis BRUN, Grégoire CHENEAU, Michel CLERBOIS, Thierry DIERS, Bernard GAUBE, Adriana LESTIDO, Konrad LODER, Pierre MOIGNARD, OAKONE, Emily SCHIFFER, Yvan THEYS, Andrey ZOUARI.

Yvan THEYS (1936-2004)

Né dans le village flamand de Marke, il est diplômé de l’institut supérieur des arts plastiques à Doornick où il deviendra professeur dès 1959. Il démarre sa carrière de peintre dans les années 60, développant un art personnel proche de la nouvelle abstraction en dehors des courants du Pop Art ambiant. Dans les années 80, sa rencontre avec le monde de la danse et la chorégraphe Pina Bausch, donne un élan à sa peinture où apparaissent des figures dynamiques et  monumentales. Il s’adonne aussi à la sculpture avec des assemblages, de grands bronzes…

Yvan Theys

© Galerie Duboys. Yvan THEYS: “Spelende kinderen”- 162x 200 / 1969

Il rencontre d’emblée un succès international. Ses expositions personnelles le conduisent au Brésil, en Suisse, au Japon, aux USA, en Hongrie…Les musées de Bruxelles, Utrecht, Amsterdam, Oostende, Los Angeles… le collectionnent. Entre autres prix, il reçoit, en 1987, du Ministère de la culture de la communauté flamande, un prix pour l’ensemble de son œuvre. En 2001, il devient membre de l’Académie Belge des Sciences et des Arts.

Il y a du Matisse, du Signac, du Bauhaus, du Cobra, du Picasso, du Grünewald dans son œuvre : bref, c’est du Theys. Pas ou très peu présenté à Paris, hormis une exposition en 1977 à la galerie Leroy puis à la FIAC en 1993 et 1994 ; la galerie Duboys lui a consacré une exposition personnelle, intitulée « Face à face »,  autour des ses dernières œuvres, en février 2011.

Bernard GAUBE (1952-),

Né à Kinsantu au Congo, vit et travaille à Bruxelles.

Il se consacre à la céramique entre 1972 à 1980. A partir de 1979, son activité principale devient la peinture, qu’il exerce dès lors sans relâche. Autodidacte avoué, mais notant avec humour qu’il est né comme Modigliani un 12 juillet, il va  rechercher inlassablement l’expression de l’Etre dans de nombreux autoportraits, et portraits, entre l’expressionisme allemand et Matisse et un détour par Lucian Freud…

Bernard Gaube

© Galerie Duboys. Bernard Gaube: “Etude de nu”-146×114 /2011

De 1995 à 2001, il est chargé de cours au sein de l’Académie Internationale d’été de Libramont. Puis, il est conférencier à l’Ecole supérieure des Arts plastiques et visuels de Mons. Il expose à Liège, Bruxelles, Oostende, Namur, Fribourg, Mons, Gand… mais aussi à Rotterdam, Luxembourg, Montréal, Cologne…Il regarde intensément Pincemin, Buraglio et Gasiorowski,

auxquels il se confronte dans de grandes figures de nus. Une touche parfois évanescente à peine couverte de matière picturale, quasi pastellisée, en bâtonnets serrés, obliques ou horizontaux : une recherche sur la surface de la toile, des formes cernées.

Thierry DIERS (1954-) vit et travaille à Paris.

Né à Dunkerque, d’origine flamande, il passera son enfance en allers et retours entre la Flandre française et la Flandre flamande. Il étudie à l’Institut Saint-Luc de Tournai, en Belgique, où il suivra les cours d’Yvan Theys et à Lille d’Eugène Leroy. À 24 ans, Il est à Paris, architecte le jour –il réalisera entre autres- le palais du prince Sultan à Taïf- il est artiste peintre la nuit.

Thierry Diers

© Galerie Duboys, Thierry Diers: “Reflet, il y faisait nuit”- 200x 150 / 2002

Au début des années 80, il passe de la figuration à un « expressionisme abstrait », et expose à la Galerie Diane Manière, pendant 10 ans. En 1985, dans un article publié dans « l’Art Vivant », le critique Bernard  Zürcher, aujourd’hui galeriste, relatant le renouveau de la peinture française écrit de lui : Diers « emprunte à sa formation d’architecte un geste mesuré, évaluant sans cesse l’équilibre des masses… Le rythme de travail est plus lent, impliquant une organisation plus constructive de la couleur ».Son architecture est primée au Salon mondial de la Télécommunication à Genève en 1991. Un voyage décisif en Egypte bouleversera alors son travail de peintre : dans cette lumière du Sud, il redécouvre une figuration, et une joie de peindre.

Il a exposé en Suisse, Belgique, Pays-Bas, France, Irlande, Allemagne, Angleterre, Espagne, Portugal mais aussi en Côte d’Ivoire, Arabie Saoudite, Singapour, Japon, Mongolie.

Ses créations sont présentes dans de nombreuses collections privées, des collections d’entreprises (Automobiles Peugeot, BNP Paribas, Carat, Cross Internatinal, Daher, Everest, Firmenich, France Télécom, Galderma, Herta-Nestlé, Kleber Palace, KPMG, Martell & co, Pernod- Ricard,  Inscape, Vivendi…) ainsi que dans des institutions (Fond National d’Art Contemporain, Université Libre de Bruxelles, National Gallery d’Alaanbaataar en Mongolie)…

Des trois peintres exposés, il est celui qui flirte le plus avec l’abstraction, avec les frontières du sud et du nord, avec le paysage. Il réunit les deux rivages. La Galerie Duboys lui a consacré une exposition personnelle, « Bleu, Jaune, Rouge » en décembre 2010.