Festival Art Rock

Publié le : 29 janvier 20195 mins de lecture

Pluridisciplinaire, le festival s’est donné pour vocation de dresser des passerelles entre les arts en convoquant musique, arts numériques et multimédias, photographie, danse, théâtre… sur scène ou dans des lieux plus atypiques du 9 au 12 juin.

KProvocant et subversif, le spectacle de Nan Goldin & The Tiger Lillies, ‘The Ballad of sexual dependancy’, bouscule les pensées. Les clichés de la célèbre photographe y sont mis en musique par le trio brechtien savoureusement cynique, dans une alchimie palpable.

Miss.Tic, plasticienne poète reconnue, viendra poser sa griffe de velours sur les murs de Saint-Brieuc et dans l’ancien Monoprix. Elle signe par ailleurs l’affiche de la 28e édition du festival qui accueillera Bryan Ferry, The Hives, Anna Calvi, Klaxons, Hindi Zahra, Aaron, The Jon Spencer Blues Explosion, Yann Tiersen, Agnes Obel et bien d’autres…

Du suffocant Herman Kolgen au futuriste Hiroaki Umeda, des expositions numériques aux spectacles multimédias, le festival défie les perceptions sensorielles, se joue des frontières entre réel et virtuel, transcende les disciplines.

Art Rock et la Galerie W s’associent pour la première fois en 2010 pour proposer l’exposition de Troy Henriksen dans un lieu historique du centre ville, l’ancien Monoprix. Une expérience renouvelée aujourd’hui autour des pochoirs de Miss.Tic, qui signe l’affiche de cette édition.

Miss.Tic est drôle, subtile, déroutante et vivante. « Cueillir l’Eros de la Vie », « Don d’orgasme », « Le Masculin l’emporte, mais où ? », « Mon regard est noir de monde ». Miss.Tic est une femme de l’être. Dans ses pochoirs, des femmes, des silhouettes de femmes : elle est chacune d’elles.

Fragments sur affiches déchirées, morceaux de palissades, pièces mixtes, pochoirs sur tôles et sur toiles… L’artiste installe à Saint-Brieuc, dans l’ancien Monoprix mais aussi dans les rues, des oeuvres uniques pour une exposition vivante, passionnée, poétique et éminemment artistique.

GLOWING PATHFINDER BUGS

Le Glowing Pathfinder Bug est un étrange insecte virtuel rampant dans un bac à sable bien réel. En modulant le paysage de sable, l’utilisateur altère en temps réel l’environnement des insectes, et crée une forme de communication avec le mille-pattes. Il peut tracer des chemins, des tranchées, où le Glowing Pathfinder Bug circule et rencontre ses congénères pour un effet des plus étonnants.

DELICATE BOUNDARIES

Alors que les technologies numériques ont investi notre quotidien, cette installation interactive interroge les frontières entre monde réel et multimédia. Le spectateur pose sa main sur un écran et voit de petits insectes de lumière en sortir pour venir ramper sur son corps, comme s’ils avaient développé une intelligence artificielle et abandonné leur existence virtuelle. Les insectes peuvent passer d’une personne à l’autre d’un simple contact, instaurant une certaine intimité entre les utilisateurs.

GANAMORPHOSE CHRONOTROPE

Le spectateur voit sa propre image, filmée et projetée sur un écran. Un procédé mathématique de transformation temporelle déforme les mouvements et renvoie à l’utilisateur une image où son corps semble fait de caoutchouc. Adrien M a développé un véritable laboratoire déraisonné d’expériences menées ces quatre dernières années autour de la synthèse de mouvement et des anamorphoses temporelles.

LUZES RELACIONAIS

Le spectateur intervient dans un espace de lumière en trois dimensions en manipulant des rayons lumineux projetés dans la pièce. Au contact du corps humain, les faisceaux évoluent et, si personne ne pénètre dans le champ de projection, l’oeuvre entame son propre dialogue avec l’espace en créant des formes géométriques de lumière. À travers cette expérience, Ernesto Klar encourage les participants à façonner leur environnement.

ENIGMATICA III

Le spectateur intervient dans un espace de lumière en trois dimensions en manipulant des rayons lumineux projetés dans la pièce. Au contact du corps humain, les faisceaux évoluent et, si personne ne pénètre dans le champ de projection, l’oeuvre entame son propre dialogue avec l’espace en créant des formes géométriques de lumière. À travers cette expérience, Ernesto Klar encourage les participants à façonner leur environnement.

JANUS MACHINE

Janus est un dieu de la mythologie romaine, souvent représenté avec deux visages, chacun dans des directions opposées. L’installation, composée de capteurs digitaux, scanne le visage des visiteurs afin de le restituer quasi instantanément en 3D. Ce visage, une fois archivé, est comparé aux portraits des visiteurs précédents. Ils se fusionnent, puis se détachent, dessinant les contours hybrides d’un nouveau portrait, entre l’individuel et le collectif.

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